_____Elle se lèvera bientôt et je serai là avide
_____On parlera un peu dans le marc du café noir
_____Puis elle mettra sur elle de la soie de Bombay
_____Des embruns aux paupières, son âme hallucinée
_____Je suivrai du regard, gravirai les remparts
_____Et dans ses yeux sans fond où l'on cherche des histoires
_____J'y entendrai les voix qui nous mènent à la lumière
_____Qui nous mènent à la mer
_____Kasia dans les étoiles, c'est l'Etoile du Nord
_____Le chemin infini qui relie l'âme au corps
_____C'est la beauté de tout ce qu'on ne peut tenir
_____L'oxygène à mes nuits, la force des sourires
_____Qui file entre les mains, c'est tout ce qu'on ne peut
_____Pas expliquer enfin, c'est la grâce
_____Oui, c'est Dieu
_____Et j'y crois
_____Quand elle danse pour moi, qu'elle me fait sentir plein
_____Qu'elle joue avec mon âme, qu'elle y met son parfum
_____Quand dans mes intérieurs
_____Y a des brumes à l'aurore
_____Elle me prend dans ses doigts, du pourpre
_____Elle fait de l'or
_____Et c'est là que je vais loin, loin du chemin des tristes
_____Quand elle m'emporte au fond
_____De ses yeux bien trop clairs
_____Qui ont la couleur d'un Est
_____Toujours un peu à l'Ouest
_____Elle, elle dit que tout va bien
_____Si tu la croises un jour à la pointe du jour
_____Elle t'emmènera, sûr, pour te montrer l'amour
_____Et ces ombres de Chine qui deviennent lumière
_____Et ces vagues toujours qui retournent à la mer
_____Qu'on avait cru perdues, c'est celui qui revient
_____Quand ton âme des nues a perdu son chemin
_____Kasia, quand elle est là, c'est le chant des marins
_____Que tu entends au loin, c'est le dessin d'un sein
_____Qui fait oublier ce mal que l'on s'est fait pour rien
_____Kasia, c'est pas la fin, c'est juste nos destins
_____C'est un peu comme un don, un tableau italien
_____C'est un quatre septembre qui se marie en juin.
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